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Cédric Bakambu: « Au Congo, mes parents sont accueillis comme des chefs d’État »

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Dans une interview accordée à France Football, le leader de l’attaque des léopards, Cédric Bakambu évoque son parcours.

Que s’était-il passé au Gabon, en 2017 ? Vous aviez disputé deux matches…

Oui, une titularisation et une entrée en fin de match. Je n’étais pas au meilleur de ma forme à cette époque-là puisque je revenais de blessure. Le coach avait décidé de me laisser sur le banc à peu près pendant toute la compétition. J’étais assez frustré à l’époque. Depuis, on s’est expliqué. Et c’est pour ça que j’ai vraiment à cœur de me prouver à moi-même que je suis capable de réaliser des belles performances lors d’une compétition comme la Coupe d’Afrique des nations.

 

Doutez-vous encore de vos capacités à ce sujet ?

Non, je ne doute pas, mais c’est un truc qui me reste encore en travers de la gorge.

 

Quelle est votre place aujourd’hui au sein de cette sélection congolaise ?

Ça commence à faire pas mal de temps que je suis avec sélection. De part mon vécu, j’ai une place un peu plus importante qu’auparavant. Je ne suis pas le capitaine non plus, mais j’ai ma pierre à apporter à l’édifice, il y a beaucoup d’attente autour de moi, que ce soit de la part de mes coéquipiers ou du public congolais en général.

 

On vous le fait comprendre ?

Oui, partout où je vais. Dernièrement, j’étais à l’anniversaire de mon oncle qui fêtait ses 60 ans, j’étais avec ma famille, et on ne parlait que de ça ! L’événement, c’était l’anniversaire de mon oncle, mais on a parlé que de la CAN. La CAN est une compétition exceptionnelle, tout le monde l’attend. On a eu du mal à se qualifier mais on y est et on compte faire bonne figure.

 

Que vous disent vos parents de votre implication à la fois sportive et humanitaire avec le Congo ?

Ils sont contents et fiers. Quand j’évoluais en équipe de France de jeunes et que j’ai décidé d’aller avec le Congo, ce n’était pas évident. Tes parents sont toujours protecteurs, ils te protègent, ils ont un peu peur. Mon père m’avait dit de patienter, sans pour autant refuser la sélection congolaise. J’étais un peu jeune, j’avais le temps, et il avait quelques réticences par rapport à l’organisation de la Fédération congolaise. Cela a beaucoup évolué, même si ce n’est pas encore parfait, on ne va pas se mentir. Mais, aujourd’hui, quand mes parents vont là-bas, ils sont accueillis comme des chefs d’État (Il sourit.). Ça fait plaisir.

 

https://www.francefootball.fr/news/Cedric-bakambu-quand-mes-parents-vont-au-congo-ils-sont-accueillis-comme-des-chefs-d-etat/1032247

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